vendredi 31 mai 2024

Académicien, académie, académique

 

A. l'Académie de Platon.

B. une société scientifique, littéraire ou artistique.

C. une école.

D. une division territoriale en France.

E. Belgique.

F. Québec.


A. l'Académie de Platon.

un académicien (1) : un membre de l'Académie fondée par Platon ou continuée par ses successeurs

un édifice académicien (1) : qui est propre à l'Académie fondée par Platon

l'Académie (1) :

  • le jardin d'Académos, près d'Athènes, où le philosophe Platon donnait son enseignement ;

  • l'école des disciples de Platon ou de leurs successeurs.

elle, il est académique (1) : elle est relative, il est relatif à l'Académie fondée par Platon ou à une des écoles qui lui ont succédé.

Les Académiques (1) : le titre d'un ouvrage philosophique dans lequel Cicéron expose la doctrine de l'académie ancienne sur la certitude.


B. une société scientifique, littéraire ou artistique.

une académicienne, un académicien (2) :

  • une, un membre d'une société scientifique, littéraire ou artistique ;

  • une, un membre d'une académie.

une formule académicienne (2) : académique.

une académie (2) :

  • une compagnie d'écrivains, d'artistes, de savants ;

  • un lieu où elle se réunit ;

  • toute société dont les membres s'occupent de lettres, d'arts, de sciences ou de quelque autre spécialité.

une, un académique (2) ou académiste : une académicienne ou un académicien, une, un membre de l'Académie française.

académifier ou académiser (1) : faire de quelqu'un un académicien.

elle, il est académisable : mérite d'entrer à l'Académie française.

une académisation : une élection à l'Académie française.


C. une école.

une académicienne, un académicien (3) :

  • une, un maitre de danse ;

  • une buveuse, un buveur d'absinthe ;

  • une, un récidiviste.

une académie (3) :

  • une école supérieure ;

  • une représentation peinte ou dessinée d'un modèle nu, servant d'exercice dans les académies de dessin ou formant des études préparatoires à l'exécution de tableaux achevés ; ce modèle ;

  • à l'étranger, une université ;

  • un établissement privé d'éducation ou d'instruction ;

  • une maison de jeu ou de plaisir.

une académie [Québec] :

  • une petite institution privée où l’enseignement, assumé par un seul maitre, revêtait la forme d’un préceptorat ;

  • un établissement scolaire où l’on dispensait un enseignement se situant d’abord après les premières années d’école et, par la suite, après le cours primaire ;

  • voir le Dictionnaire historique du français québécois.


une académie de billard

elle, il est académique (3) :

  • elle est relative, il est relatif à une académie, une société ou une école ;

  • elle est relative, il est relatif à l'université, à un établissement d'enseignement supérieur ;

  • elle, il manque d'originalité, de force ;

  • elle est conventionnelle, il est conventionnel ;

  • elle, il est conforme aux normes et usages reçus.


une figure académique : une figure d'étude nue, traitée sans égard à l'ensemble d'un tableau.

une, un académique (3) : une, un peintre obéissant passivement aux normes de l'art académique.

l'(art) académique

académiquement :

  • d'une manière académique ;

  • conformément aux normes et usages officiels ;

  • d'une manière qui manque de naturel et d'originalité ;

  • conventionnellement.

académiser (2) : soumettre à des normes académiques, conventionnelles.

s'académiser : se soumettre à de telles normes.

un académisme : un attachement excessif à l'enseignement conventionnel reçu dans une académie.

une, un académiste :

  • une, un élève, une, un artiste qui suit les cours d'une académie ;

  • celle, celui qui tient une académie d'équitation ou s'y forme à certains exercices.


D. une division territoriale en France.

une académie (4) : en France, une division territoriale et administrative de l'Université, l'ensemble des établissements et des maitres d'enseignement public de tous degrés, placée sous l'autorité d'un recteur.

elle, il est académique (4) : est relative, est relatif à une division territoriale et administrative de l'Université de France.


E. Belgique.

une séance académique : une séance solennelle, avec discours.

une salle académique : une salle destinée aux séances solennelles.

l’année académique, la rentrée académique, le calendrier académique : universitaire.

le corps académique : l’ensemble des enseignants.


F. Québec.

une académie (5) :

  • une petite institution privée où l’enseignement, assumé par un seul maitre, revêtait la forme d’un préceptorat ;

  • un établissement scolaire où l’on dispensait un enseignement se situant d’abord après les premières années d’école et, par la suite, après le cours primaire (cette désignation est restée par exemple pour l'Académie Saint-Louis) ;

  • une société de gens de lettres.


elle, il est académique :

  • elle est relative, il est relatif à une académie, un ancien établissement scolaire ;

  • elle est relative, il est relatif aux établissements scolaires, en partic. à ceux de niveau supérieur, à la formation et à l’enseignement qui y sont dispensés ; est scolaire ; est universitaire :

  • est orienté(e) vers la culture générale plutôt que vers les techniques ;

  • est théorique, sans portée pratique.


la liberté académique : la liberté d’expression reconnue aux professeurs d’un établissement d’enseignement, en particulier d’une université.

une salle académique : dans un établissement d’enseignement, une grande salle réservée à la tenue d’évènements spéciaux.


Voilà de bien tristes prémices, mais l’histoire et l’étymologie de ce nom nous apporteront des faits plus réjouissants.

D’abord parce que, avant de désigner la gardienne de la langue française, le nom Académie a désigné un jardin situé à Athènes où, au début du IVe siècle avant Jésus-Christ, enseigna Platon. Cette forme de patronage horticole explique peut-être la proximité, montrée par les mots, qui existe entre langues et plantes. Celle-ci s’est traduite par un grand nombre de titres d’ouvrages, le plus souvent à vocation pédagogique, parmi lesquels le fameux Jardin des racines grecques, que fit paraître Claude Lancelot en 1660 ou, plus près de nous, cette charmante Flore latine des dames et des gens du monde, ou clef des citations latines que l’on rencontre dans les ouvrages des écrivains français, de Pierre Larousse.

On n’oubliera pas non plus que langues et plantes sont classées par familles, certaines connues et nombreuses, comme la famille indo-européenne pour les langues ou celle des Cucurbitacées, pour les plantes, d’autres moins, comme la famille finno-ougrienne ou celle des Fagacées.

L’Académie, akademia, ou akademeia, était donc un jardin, ainsi nommé car il appartenait à un certain Akadémos. Ce nom, nous apprend le célèbre Bailly, était à l’origine une forme issue du béotien, un des dialectes parlés dans la Grèce ancienne, wheka-damos. Les tours et détours des langues sont parfois bien curieux, qui font que toutes les sociétés savantes appelées académies ont un nom qui vient du béotien, et que ce mot, quand il n’est plus un nom désignant une langue, mais un adjectif, est ainsi présenté dans le Dictionnaire de l’Académie française : « Lourd et grossier, comme l’étaient les Béotiens au dire des Athéniens », définition illustrée par ces exemples : Se heurter à un public béotien. Il a parlé devant des béotiens.

Ce nom, wheka-damos, ou akadémos en grec classique, désigne celui qui a les faveurs du peuple. On ne peut que se réjouir de ce rapport étroit, étymologique et originel entre l’Académie et le peuple, de ce rapport consubstantiel qui les unit. C’est un témoignage de plus de la force du lien existant entre les peuples et leur langue. C’est pour affermir ces liens qu’a été créée l’Académie française. Fénelon, parlant de la Grèce, a bien rendu compte de cette intrication entre un peuple et sa langue, lui qui écrivait : « Chez les Grecs, tout dépendait du peuple, et le peuple dépendait de la parole. »

En savoir plus : Académie française.


Le mot académicien est dérivé du thème du latin academicus, adjectif (avec le suffixe -ien).

Le nom (une) académie est emprunté au latin Acadēmīa (en grec Α κ α δ η ́ μ ε ι α) « jardin consacré au héros Α κ α ́ δ η μ ο ς aux alentours d'Athènes, où enseignait Platon ». Pour les sens liés à l'enseignement, il est emprunté à l'italien a(c)cademia (lui-même emprunté au latin acadēmīa) au sens de « lieu où enseignait Platon », et pour les établissements, seulement à partir du 17ème siècle.

Le mot académique est emprunté au latin academicus, substantif et adjectif. Il est aussi formé à partir d'académie « maison de jeu, tripot » et « société de gens de lettres », puis avec la création des circonscriptions universitaires en 1808.



mercredi 29 mai 2024

Mises à jour du dictionnaire international de la langue française

29 mai 2024 _ Les mots commençant par U V W X Y Z.

29 mai 2024 _ Liste des mots.

24 mai 2024 _ Les mots commençant par T.

17 mai 2024 _ Les mots commençant par S.

10 mai 2024 _ Les mots commençant par Q et R. 

4 mai 2024. Les mots commençant par P. 

21 avril 2024 _ Les mots commençant par N et O. 

15 avril 2024 _ Les mots commençant par L et M.

3 avril 2024 _ Les mots commençant par H I J K. 

28 mars 2024 _ Les mots commençant par F et G.

21 mars 2024 _ Les mots commençant par E.

15 mars 2024 _ Les mots commençant par D.

9 mars 2024 _ Les mots commençant par C.

17 février 2024 _ Les mots commençant par B.

5 février 2024 _ Les mots commençant par A.

3 mars 2023 _ Présentation du mégadictionnaire. 

12 octobre 2022 _ Des mots qui se ressemblent à l'oral et/ou à l'écrit.

Quatre adresses pour utiliser et télécharger ce dictionnaire, gratuitement et sans inscription :

http://www.pearltrees.com/dictho

https://www.dropbox.com/

https://sites.google.com/view/ledictho/accueil


jeudi 14 mars 2024

Radio Canada tire la plogue de l'OQLF, l'État français tire la plogue de sa langue.

 


Québec « tire la plogue » sur les subventions à l’achat de voitures électriques

À compter du 1er janvier 2025, la subvention de 7000 $ du gouvernement du Québec pour l’achat d’une voiture hybride ou électrique sera graduellement réduite jusqu’à son abolition complète en 2027.

Ce qui m'a surpris en lisant ce titre de Radio Canada, le 13 mars 2024, n'a pas été cette expression à laquelle je n'avais pas particulièrement prêté attention jusqu'alors et dont la signification est suffisamment explicite pour qu'elle ne soit pas commentée dans l'article, mais de la découvrir entre guillemets. Que ce soit pour les anglicismes, franglicismes, régionalismes, les médias français ne le feraient pas, mais oseraient-ils encore utiliser une expression ne correspondant pas à LA norme, c'est-à-dire le bon usage de l'élite ?

Cette expression n'est pas nouvelle.

Le français québécois au quotidien 20 octobre 2014.

Les organisateurs de Woodstock en Beauce déclarent forfait, reprennent leurs billes, abandonnent, renoncent, mettent fin à l’entreprise, mettent la clé sous la porte, ferment les livres, etc. Certaines expressions se trouvent dans l’article publié sous la plume d’Ian Bussières dans le Soleil du 18 octobre (p. 2), d’autres, non. Le titreur avait donc le choix mais il lui fallait faire mieux. Il a trouvé « Woodstock en Beauce tire la plogue ». Il a eu la prudence de guillemeter l’expression « tirer la plogue ». Le franglicisme « plogue » est la transcription phonétique du mot anglais « plug » signifiant « prise de courant ». C’est déjà un bel effort : on n’a pas réussi avec « fonne », « baguel », « iglou », mais on a « lousse », « toune » et, souvent, « coquetel ». Le français québécois n’utilise pas toujours les mots ou les idiotismes français qu’il néglige mais il donne à l’occasion une graphie française aux mots anglais empruntés.

Et pourtant cette graphie francisée est vilipendée par l'Office québécois de la langue française.

Office québécois de la langue française

14 mars 2024

L’emprunt à l’anglais plug est parfois employé tel quel au Québec, ou francisé en plogue, soit avec le sens de « fiche d’alimentation électrique » ou de « prise de courant », soit avec celui de « publicité gratuite ». Ces emplois sont déconseillés en français.
Plug, en électricité. En français, on emploie parfois le terme anglais plug pour désigner une prise de courant ou une fiche d’alimentation électrique. Ces emprunts sont déconseillés. Selon le contexte, on les remplacera par fiche ou prise de courant.
Plug, en parlant d’une publicité gratuite. Pour désigner cette forme particulière de publicité généralement faite en ondes et destinée à vanter un produit ou un artiste, on recourra de préférence aux termes français suivants : publicité, promotion, pub (familier), promo (familier). D’autres formulations peuvent être utiles, selon le contexte, par exemple : coup de pub, annonce parasite, publicité déguisée ou encore publicité gratuite, clandestine, illicite, dissimulée, non autorisée.
La forme verbale pluguer. On peut substituer au verbe pluguer, ou ploguer, les verbes suivants : brancher (un appareil, par exemple), faire de la pub, faire de la promo, faire de la réclame pour qqn ou qqch., donner un coup de pouce publicitaire à qqn ou qqch., vanter, mettre en valeur qqn ou qqch.
La locution verbale tirer sur la plug peut être remplacée, au sens propre, par débrancher ou, au figuré, par abandonner, laisser tomber, se retirer (d’une affaire, d’un projet), reprendre ses billes.

Mais qu'est-ce que le bon français ?

États de langue.: L’antiphrase «comme on dit en bon français» au Québec

L’utilisation de comme on dit en bon français est intéressante à plusieurs égards. Premièrement, elle démontre une conscience métalinguistique de la part du locuteur vis-à-vis une certaine norme de langage. Le locuteur s’autorise consciemment un écart par rapport à celle-ci. Autrement dit, le locuteur sait parfaitement qu’il contrevient au bon usage.
Deuxièmement, on peut se demander pourquoi un tel écart de langage ? Si tirer la plogue était si mal vu et inapproprié, la chroniqueuse ici aurait utilisé une autre formule comme se faire montrer la porte, se faire éjecter, larguer ou se débarrasser de. Mais non, pour des raisons d’ordre stylistique, la journaliste a préféré une formule familière et populaire que connaît très bien son auditoire.
Or, tirer la plogue n’est pas mauvais en soi. Il est parfaitement formé et intégré dans le français québécois. Tout Québécois adulte le comprend. Certes aux yeux de nos grincheux grammairiens et puristes, il est condamné d’office par son origine anglophone. À mon avis, c’est justement cette proximité avec son auditoire et ce parfum un peu sulfureux qui expliquent pourquoi dans ces circonstances la journaliste va se permettre un effet de style en faisant un appel au langage familier.
Troisièmement, en agissant de la sorte, la journaliste va sciemment légitimer – du moins temporairement – le prétendu mauvais usage. Ici, par exemple, tirer la plogue devient tout à fait acceptable sur les ondes de l’émission de radio la plus écoutée à Montréal. Évidemment, cet usage va contribuer à perpétuer voire répandre l’usage critiqué dans le bassin de locuteurs.
C’est d’ailleurs pourquoi j’ai toujours prétendu que le fait de dénoncer certaines formes de langage à travers les chroniques et les médias a comme effet pervers de les répandre davantage. C’est dire que ce type d’usage par l’antiphrase qui se veut souvent ironique ou moqueuse sera un des mécanismes de reproduction et de diffusion du langage familier en dehors des contextes familiers proprement dits.

Effectivement, je vais insérer ce terme et cette expression dans le mégadictionnaire de la langue française, ce que j'hésitais à faire car il ne figure pas dans le Dictionnaire historique du français québécois.

On pourrait se réjouir de la décision du Québec concernant la langue française.

Radio Canada, 27 janvier 2023  Québec lance un grand chantier pour protéger le français

De toute urgence, il faut améliorer la qualité et la maîtrise du français; et de toute urgence, il faut assurer sa vitalité dans toutes les sphères de la société, a lancé le ministre en point de presse.

Mais ce souci d'améliorer la qualité du français nous renvoie à la sclérose de cette langue en France depuis la fin du 19ème siècle.

Gilles Siouffi : “L’éducation doit être le moteur de la simplification de l’orthographe française”

Jusqu’au XIXe siècle, l’orthographe “de l’usage” était choisie par les imprimeurs (aujourd’hui appelés éditeurs). A partir du XIXe siècle, avec la massification de l’enseignement scolaire et l’intervention des instances éducatives, il y a eu un certain nombre de projets de réforme de l’orthographe – comme celui de 1901. Mais l’Académie française ne les a pas intégrés, car elle les considérait comme des tentatives de régler de façon autoritaire des questions d’orthographe, alors qu’elle-même prenait l’usage comme principal critère. Il y a eu plus tard les Rectifications de 1990, introduites par un rapport du Conseil supérieur de la langue française. Cette fois, l’Académie les a approuvées, mais seulement à titre de variation, c’est-à-dire qu’elle a conservé la forme d’origine des mots et ajouté ensuite l’autre graphie possible.

On assiste aussi à un manque de vision d'ensemble, évident quand on connait les exigences et l'inadéquation des procédures.

Radio Canada, 13 janvier 2024 Langue française : Québec renforce ses obligations en matière d’affichage commercial

M. Roberge a toutefois refusé de dévoiler la date à laquelle sera finalement publié le plan du groupe d'action sur l'avenir de la langue française mis sur pied l'hiver dernier, qu'il devait pourtant rendre public d'ici la fin de 2023, se contentant de dire que plusieurs des mesures incluses dans ce plan ont déjà été annoncées.

Ce qui amène à s'interroger sur la suprématie de l'OQLF dans les domaines qui peuvent être (strictement) réglementés. Mais quelle est donc cette norme, qui l'établit et sur quelles bases ?

États de langue 27 janvier 2024 Succès et insuccès lexicaux québécois (2) le succès imposé

Nous savons que la créativité lexicale québécoise formelle aujourd’hui passe généralement par l’Office québécois de la langue française. En collaboration avec les milieux professionnels québécois concernés et les organismes européens intéressés, une équipe de terminologues professionnels de l’Office maintient une veille lexicale anti-anglicisme et s’empresse de produire des équivalents en français des termes anglo-américains menaçants.
Ces néologismes se présentent presque toujours sous forme de paires A/B avec le terme recommandé A et le terme déconseillé B. Nous connaissons par exemple: courriel/e-mail, égoportrait/selfie, infolettre/newsletter, mention j’aime/like, anxiété de ratage/FOMO, baladodiffusion/podcast, diffusion en continu/streaming, témoin de connexion/cookie, hypertrucage/deep fake, chaîne de blocs/blockchain, etc, [...]
La portée de cette disposition législative est énorme. Cela veut dire en pratique que les textes, documents, affiches, lettres, sites web, etc. produits par tous les différents paliers administratifs doivent utiliser la terminologie officialisée de l’OQLF. Idem pour les manuels scolaires approuvés par le Ministère de l’Éducation et publiés au Québec. [...]
Au Québec et au Canada, toutes les entreprises, institutions et organisations qui doivent communiquer avec le public possèdent ou utilisent un service linguistique qui se charge des besoins de traduction et de rédaction en français.
Dans ce registre, il faut souligner chez les usagers la hantise de l’anglicisme et la peur des fautes. Quelle honte que de présenter un document ou un texte «bourré» de fautes! Il faut dire que les logiciels de correction langagière, de traduction automatisée et l’intelligence artificielle générative facilitent beaucoup la production de documents sans fautes.

Quelle est la situation en France ?

On note aussi une volonté de faire évoluer la langue française, mais il s'agit également principalement de linguistes. https://www.tract-linguistes.org/

Alors que le niveau linguistique écrit est un critère prépondérant pour l'acquisition de la nationalité française et reste très sélectif pour les études et les emplois, rien ne permet de savoir sur quoi sont formulées ces exigences et par qui. Il existe peu de références utilisables. L'Académie française, qui se définit toujours comme observatrice, a semble-t-il abandonné l'opposition "on dit / on ne dit pas" dans la rubrique qui reste intitulée Dire, ne pas dire.

La seule source officielle et réglementaire est la Commission d'enrichissement de la langue française. Le comble étant que les tribunaux refusent de sanctionner le non respect de la loi Toubon si la dite commission n'a pas proposé une équivalence.

Coordonné par la délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), il comprend notamment une Commission d'enrichissement de la langue française, placée sous l'autorité du Premier Ministre, à laquelle sont étroitement associés des experts des domaines scientifiques et techniques, ainsi que des représentants de l'Administration, de l'Académie française, de l'Académie des sciences et d'organismes de normalisation (AFNOR), des correspondants d'institutions linguistiques de pays francophones et des universitaires spécialistes de la langue. Les experts de dix-neuf collèges implantés dans les différents ministères ont pour mission de proposer à la Commission d'enrichissement les termes nécessaires et de les accompagner de leur définition. Une fois validés par l’Académie française, les termes adoptés par la Commission d'enrichissement sont publiés au Journal officiel de la République française ; ils ne sont d’usage obligatoire que dans les administrations et les établissements de l'État mais ils peuvent servir de référence aux traducteurs et aux rédacteurs techniques, et plus généralement à tous ceux qui sont soucieux d’être compris du plus grand nombre.

En voici des exemples :

crédit-bail, n.m.
Journal officiel du 22/09/2000
Domaine : FINANCE.
Définition : Technique de crédit dans laquelle le prêteur offre à l'emprunteur la location d'un bien, assortie d'une promesse unilatérale de vente, qui peut se dénouer par le transfert de la propriété à l'emprunteur.
1. Cette technique fait, en France, l'objet d'une règlementation législative explicite.
2. Pluriel : crédits-bail.
Voir aussi : bail financier, cession-bail, location avec option d'achat.
Équivalent étranger : leasing (en)
Source : révision de l'arrêté du 29 novembre 1973


location avec option d'achat
Journal officiel du 22/09/2000
Abréviation : LOA
Définition : Technique par laquelle un établissement de crédit donne en location à un preneur (pour un usage non professionnel) un bien acheté à cet effet, en vertu d'un contrat à l'issue duquel celui-ci, peut pour un prix convenu, devenir propriétaire de ce bien, en levant l'option d'achat initialement stipulée à son profit.
1. Le preneur peut, dans certains cas, devenir propriétaire au cours du contrat en versant la totalité des loyers non échus, plus une pénalité éventuelle.
2. L'expression « location avec option d'achat » (LOA) s'est progressivement substituée à l'expression « location avec promesse de vente » (LPV) qui figure encore dans les textes législatifs et règlementaires originels.
3. Le terme anglais leasing recouvre de nombreuses autres techniques regroupées sous le terme générique de « crédit-bail ».
Voir aussi : cession-bail, crédit-bail.
Source : révision de l'arrêté du 11 janvier 1990.

Il est évident que nos dirigeants se contrefichent allègrement de ces "recommandations".

Mon leasing électrique

Choose France

Mais vous avez tant d'autres exemples...

samedi 10 février 2024

Le mégadictionnaire en un fichier pdf avec Libre Office

Après plusieurs heures de copie de fichiers, d'enregistrement, de plantages avec Libre Office, j'ai rassemblé l'ensemble du mégadictionnaire (de A à Z) en un fichier pdf. Vous pouvez l'utiliser et le télécharger à cette adresse : Pearltrees. Vous pouvez aussi le télécharger sur Dropbox et sur Internet archives (display anyway signifie "afficher quand même" car le fichier est "large" c'est-à-dire volumineux. Je déconseille d'ouvrir le mégadictionnaire avec Edge, les gadgets ajoutés aboutissant rapidement à un plantage.

Cette version sera moins souvent mise à jour que les fichiers partiels "Les mots commençant pas..." car plusieurs difficultés rendent cette tâche fastidieuse.

Le codage en html.

Quand on examine (avec blogger) le code html de Libre Office, on constate que chaque ligne est codée séparément. Voyons cet exemple (ne pas tenir compte de l'avertissement en passant du mode html à rédiger "Vous risquez de perdre une partie de votre contenu") :

Mis à jour le 5 février 2024.

[a]

a / â

Cette distinction, qui permet d’opposer sur le plan de la prononciation les mots à l’intérieur de paires comme patte [a] / pâte [ɑ]; rat [a] / ras [ɑ]; mal [a] / mâle [ɑ], a subi un fort recul dans la francophonie d’Europe depuis quelques générations, comme on peut le voir en comparant ces deux cartes qui illustrent respectivement le respect de la distinction chez les locuteurs de plus de 50 ans et chez ceux de moins de 25 ans. En savoir plus : Français de nos régions.

Mis à jour le 5 février 2024.<div><br /></div><div><h3 class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">[a]</span></h3><p class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">a / â</span></p><p align="left" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">Cette distinction, qui permet d’opposer sur le plan de la prononciation les mots à l’intérieur de paires comme patte [a] / pâte [ɑ] ; rat [a] / ras [ɑ]; mal [a] / mâle [ɑ], a subi un fort recul dans la francophonie d’Europe depuis quelques générations, comme on peut le voir en comparant ces deux cartes qui illustrent respectivement le respect de la distinction chez les locuteurs de plus de 50 ans et chez ceux de moins de 25 ans. En savoir plus : Français de nos régions.</span></p><p align="left" class="western"><br /><br />

Je rappelle que je n'ai aucune connaissance en codage informatique (de toute façon je ne sais pas comment afficher Libre Office en html). Quand je copie les fichiers odt dans blogger, je recherche et supprime les balises (< >) avec small, pour éviter un affichage illisible.

La lourdeur des fichiers.

N'ayant jamais réussi à mettre à disposition de toute personne qui le souhaite (sans inscription et gratuitement) les fichiers odt, c'est à dire en traitement de texte de Libre Office, je les enregistre (exporter vers) en pdf hydride, c'est à dire qu'après téléchargement, il est possible de les ouvrir avec Libre Office pour les modifier à sa guise.

Le total des 14 fichiers pdf (Les mots commençant par) avoisinant les 90 Mo, le mégadictionnaire en un seul fichier n'est pas hybride. Ayant commencé à supprimer la conjugaison des verbes quand elle est strictement conforme aux exemples du début du fichier, ainsi que la disposition en tableaux, je suis arrivé à 66 Mo pour 16445 pages.




jeudi 25 janvier 2024

Au hasard du mégadictionnaire

Le principe du blog "Au hasard du mégadictionnaire" est simple. Je choisis une lettre et le numéro de page est indiqué par un programme de nombres aléatoires. Le but n'est pas une prétendue bibliomancie, c'est juste le plaisir de (re)découvrir les mots.

samedi 20 janvier 2024

La langue française en janvier 2024

 D'éminents spécialistes s'évertuent à franciser l'expression QR code. Ils oublient l'adaptation spontanée "code question-réponse". Le français québécois au quotidien

Lu au JORF du 4 janvier : Arrêté du 19 décembre 2023 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « table de correspondance des noms et prénoms ». Légifrance.

Au Québec et ailleurs, le mot fucking reste très utilisé. Le français québécois au quotidien

Contrôle par voie d'exception et contrôle de constitutionnalité : La Toupie

Les pauvres et les jeux olympiques. Les billets de François Jacquesson.

Langues de consommation des contenus culturels au Québec en 2023, Office québécois de la langue française.

Langue et éducation au Québec en 2021-2022. Office québécois de la langue française.

Questions de langue. Principes de grammaire française.

Quiet-cutting, quiet-quitting, pleasanteeism, bore out… Des mots nouveaux pour dire des maux anciens au travail ? rtbf.

La grande erreur de l'Académie française est d'avoir intitulé sa rubrique linguistique "Dire, ne pas dire", prétendant ainsi régenter l'usage oral au même titre que l'écrit.

La boccia est, selon la Commission d'enrichissement de la langue française, le parasport pratiqué par des joueurs en fauteuil roulant, qui consiste à lancer des balles en cuir le plus près possible d'une balle-cible tout en faisant obstacle aux balles adverses (Journal officiel de la République française du 16 décembre 2023). Il aurait été utile de préciser son origine et comment le prononcer. 

Une présentation synthétique et pratique des mots de la linguistique. Office québécois de la langue française.

Il reste deux questions que nous aborderons plus tard. Pourquoi est-ce que les innovations québécoises, malgré leurs qualités formelles, ont si peu de succès à l’étranger ? Et deuxième question, plutôt intrigante, pourquoi les usages déconseillés restent si vivants au Québec ? États de langue.

Au fait, invoquer des usages qui datent d’il y a deux siècles, ne serait-ce pas faire preuve de purisme ? Qui sont les vrais puristes ? Les promoteurs d’une norme contemporaine ou les terminologues nostalgiques de l’Ancien Régime ? Linguistiquement correct.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé vendredi le lancement de sa politique en matière de services en français. Il s'agissait jusqu'ici de la seule province canadienne à ne pas en être dotée. Radio Canada

"Manifestement, vous avez bénéficiez d'ordonnances de complaisance" ont constaté les magistrats. France info.

Linguistique : "faire belek", "j’ai dead ça", "chockbar"... Parlez-vous le français de 2024 ? France info

France info nous assène à longueur de journée le mot replay, notamment avec cette tautologie "à voir et à revoir en direct et en replay". Il faut dire que les néologismes officiels "service de rattrapage, télévision de rattrapage, vidéo de rattrapage" ne sont pas facilement utilisables. Lire à ce sujet : Le français québécois au quotidien.

Le Talk de franceinfo revient sur la Paris Games Week. France info.


Le français a perdu son statut de langue officielle au Burkina Faso. Le Courrier du Vietnam.

Il est surprenant de trouver une très ancienne graphie (armonica) tout au long d'un article sur l'harmonica de verre. rtbf.

Le français "populaire" des médias : On regarde quoi comme séries en janvier ? France info. On entend aussi fréquemment : c'est quoi le ..., vous faites quoi ..., vous pensez quoi de...

Ces quelques exemples nous montrent que le sens d’un mot français n’est pas toujours réductible à celui de la somme des éléments grecs ou latins qui le composent, mais aussi que la connaissance de ces éléments nous permet de mieux percevoir l’histoire de notre langue, dans sa linéarité et dans ses pas de côté. Académie française

Le dictionnaire entomologique, par Bertrand Piron.

Une description détaillée de l'oral usuel : Floralie (cliquer sur tout montrer).

Pour cette raison, plusieurs entreprises devront donc modifier leurs devantures de façon à ce que celles-ci respectent la Charte, qui prévoit déjà que l'impact visuel du français dans l'affichage commercial devrait être deux fois plus grand que celui rédigé dans une autre langue. Radio Canada.

un domicide : une destruction massive d’habitations pour rendre le territoire inhabitable. rtbf 

Le dictionnaire de l'Académie de médecine est inutilisable. Dommage.

La légitimation de «top gun». États de langue

Un site de qualité (et sans cookies) sur l'aéronautique : L'avionnaire.

Liste relative au vocabulaire du pétrole et du gaz : forage. Le Dictho.

Érudit a pour mission de soutenir la publication numérique ouverte et la recherche en sciences humaines et sociales et en arts et lettres. https://apropos.erudit.org/


mercredi 10 janvier 2024

Les cogitations du Dictho

2024

Ayant redécouvert le forum Open Office - Libre Office, ma présentation du mégadictionnaire, dans la rubrique adéquate, a été immédiatement et définitivement modérée, c'est à dire supprimée, 

2023

La Belgique et la France sont les pays de l’OCDE dans lesquels l’origine sociale détermine le plus la réussite scolaire. rtbf.

C'est maintenant le Web pédagogique qui va arrêter les blogs pour se recentrer sur leur autre activité. Je leur suis reconnaissant pour les contenus qu'ils ont permis de publier depuis 2005. La possibilité de proposer des ressources se réduisant comme peau de chagrin, je conseille à nouveau d'enregistrer les fichiers pdf du mégadictionnaire.

 "Le dictionnaire ne peut plus se concevoir aujourd'hui comme il se concevait avant", a dit le secrétaire perpétuel de l'Académie française (Radio Canada). La preuve en étant cette forme pronominale non mentionnée dans les dictionnaires de référence (je n'ai pas dit commerciaux) y compris celui de ladite académie. Pour ma part, je n'ai relevé que la signification "se comprendre, pouvoir être compris".
 Alors qu'attendre d'un dictionnaire du 21ème siècle ? Les baby-boomers vous répondront qu'il permette  la découverte des mots comme le feuillettement d'un dictionnaire papier, avec l'étonnement de ne pas y trouver certains d'entre eux. "Tiens, il ne l'ont pas mis !" Les informaticiens nous obligent à indiquer le mot cherché pour découvrir, si celui-ci figure dans le dictionnaire choisi, des définitions assénées comme des vérités et des exemples choisis. Sinon, nous sommes renvoyés dans le tréfond de l'internet fourre-tout. 
 Un dictionnaire doit aussi pouvoir être utilisé, copié et modifié librement et gratuitement pour son usage personnel.
 Enfin, un dictionnaire est une observation de la langue parlée et écrite pour en faciliter la compréhension. Les jugements de valeur sur l'usage seraient avantageusement remplacés par des suggestions.
 Le dictionnaire, un portail sur la langue, pourrait aussi nous guider vers des sites complémentaires, ce qui éviterait les reformulations encyclopédiques touffues et invérifiables.

Je ne pouvais plus enregistrer les fichiers Libre Office les plus volumineux en pdf même avec Microsoft pdf. Finalement après un redémarrage de l'ordinateur, un nettoyage de disque et avec de la patience; j'ai pu mettre en ligne sur Pearltrees et Dropbox, les pdf hybrides directement utilisables, après téléchargement, avec ce traitement de texte. J'avais même cherché sans succès comment mettre les fichiers odt en ligne, uniquement en téléchargement.

Je n'utilise plus que rarement la vitrine linguistique de l'Office québécois de la langue française. Par exemple, pour le mot comble, il faut consulter 85 fiches une par une et 628 fiches si on élargit la recherche au texte intégral (?).

Les termes faisant l’objet d’avis de recommandation par l’Office québécois de la langue française sont publiés à la Gazette officielle du Québec qui interdit toute reproduction de son contenu... Il est plus pratique d'en consulter les listes à cette page.

La nouvelle présentation du mégadictionnaire centrée sur le site Google permet d'avoir accès plus facilement au dictionnaire en ligne et en pdf, ainsi qu'aux ressources complémentaires. Mais cela reste compliqué pour les commentaires.

2021

Un suppôt de forum a décrété qu'il ne fallait pas utiliser "elle ou il" dans le mégadictionnaire de la langue française. J'opterais bien pour le iel en ce qui concerne les mots dont on n'est pas fichu de déterminer le genre, par exemple : enzyme. (Finalement, j'utilise elle, il). Ce même expert a démontré qu'une définition n'était pas exacte. N'ayant rien compris, je conserve celle du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales. Pour une fois que quelqu'un donnait son avis...

Le dictionnaire des francophones semble un véritable désastre. À quoi sert un dictionnaire où il faut indiquer le terme recherché ? Quand on imagine que ce site a monopolisé les ressources de nombreux organismes "de référence", la langue française n'y a rien gagné.

On observe une énième revendication pour "simplifier" l'accord du participe passé. C'est bien plus facile que d'observer et analyser les évolutions, par exemple l'accord du participe passé de s'approprier qui ne semble plus justifié (le service du Dictionnaire de l'Académie française ne m'a pas répondu sur ce point).

Certains chroniqueurs utilisent leur énergie pour décrier des usages y compris oraux. Qu'en restera-t-il ? Les seules contributions positives dont je me souviens cette année proviennent de l'Académie française particulièrement les "Bonheurs & surprises".

Le correcteur orthographique m'indique que restera-t-il est une faute... 

France Info et ses chaines de télévision continuent à nous balancer des anglicismes aussi inutiles qu'incongrus.

Avec le développement des "éléments de langage", il devient de plus en plus difficile de s'exprimer sur des sujets "sensibles".

lundi 8 janvier 2024

Quel strip !

 On a lu un strip pour un strip-tease.


[en anglais : (comic) strip] une courte bande dessinée faite de quelques images disposées horizontalement.

Le mot anglo-américain strip, attesté dans ce sens depuis 1920, est l'abréviation de comic strip, de comic « comique » et strip « bande » (voir l'étymologie de comics).


[en anglais : strip]

  • une bande ;

  • une bande photographique : en aviation de reconnaissance, une photographie aérienne d'une portion étroite de terrain ;

  • une bande de papier portant les caractéristiques de chaque appareil en vol et servant à la surveillance de la navigation aérienne ;

  • une entrée de ville : une zone industrielle et commerciale qui se développe le long des principales voies d'accès d'une agglomération.


[en anglais : strip]

  • dépoter : décharger des marchandises pulvérulentes, liquides ou gazeuses, d'un véhicule de transport ; décharger des marchandises d'un conteneur ou d'une caisse mobile ;

  • un empotage : un chargement de marchandises pulvérulentes, liquides ou gazeuses, dans un véhicule de transport ; un chargement de marchandises dans un conteneur, une caisse mobile ou une citerne ;

  • empoter : charger des marchandises pulvérulentes, liquides ou gazeuses, dans un véhicule de transport ; charger des marchandises dans un conteneur, une caisse mobile ou une citerne.


[en anglais : strip selection mirror, SSM] un miroir à changement de visée ou MCV : un miroir situé à l'entrée d'un instrument optique d'observation et qui permet de faire varier l'angle de prise de vues, dans une certaine plage par pas discrets.

[en anglais : air strip, runway strip] une bande d'atterrissage : une portion de terrain rectangulaire aménagée pour le décollage et l'atterrissage des aéronefs et comprenant parfois une piste en dur.

[en anglais : data strip] un segment de données : une série de données obtenues pendant chaque intervalle de temps au cours duquel les modalités de prises de vues du satellite restent les mêmes.

[en anglais : field strip] un segment géographique : une zone du sol observée correspondant à un segment de données.

[en anglais : helicopter airstrip] une hélisurface : un emplacement utilisé par des hélicoptères à titre temporaire pour atterrir et décoller.


un stripage ou une extraction au gaz : un procédé d'extraction des composés volatils par entrainement à l'aide d'un gaz. On peut citer comme exemples d'extraction : l'extraction à la vapeur (en anglais : steam stripping) ; l'extraction à l'hydrogène (en anglais : hydrogene stripping).

On a lu aussi un strippage


[en anglais : striping effect] un effet rayure ou effet zèbre (en télédétection spatiale).

[en anglais : destriping] un délignage : un prétraitement d'image qui consiste à éliminer les défauts en stries dus au mode d'acquisition des données par un capteur à balayage ou à détecteurs multiples.



un strip-line : un dispositif à hyperfréquence.



[en anglais : stripper]

  • une égreneuse sur pied : une machine de récolte équipée de peignes qui détachent les grains des épis sur pied ;

  • un tire-veine, un instrument employé pour dénuder les veines dans l'opération de l'ablation de (segments de) veines variqueuses ;

  • un appareil industriel des usines à coke pour effectuer le strippage ;

  • en métallurgie, un système qui assure un démoulage, un nettoyage.


[en anglais : stripper well] un puits marginal (de pétrole et gaz).

L'anglais stripper est dérivé, avec le suffixe -er correspondant au français -eur, de to strip « mettre à nu, déshabiller, dépouiller, décaper, enlever, arracher », attesté depuis 1835 comme un terme désignant un ustensile ou un appareil destiné à l'action de dépouillement de la couche superficielle de quelque chose.

 

[en anglais : stripping] un stripage (voir ci-dessus).

[en anglais : stripping] un démembrement : une technique consistant à scinder un titre financier en plusieurs titres.

[en anglais : stripping] une densité de flux thermique critique : la valeur de la densité du flux thermique à travers une paroi chauffante mouillée, correspondant soit à la caléfaction, soit à l'assèchement de cette paroi.

[en anglais : stripping] un dépotage :

  • un déchargement de marchandises pulvérulentes, liquides ou gazeuses, d'un véhicule de transport ;

  • un déchargement des marchandises d'un conteneur ou d'une caisse mobile.


[en anglais : stripping] un éveinage : l'opération chirurgicale comportant l'ablation de segments plus ou moins importants d'une ou plusieurs veines.



un strip-poker : un poker au cours duquel les joueurs ôtent une pièce de vêtement à chaque coup perdant.

un striptease ou strip-tease, strip :

  • un spectacle au cours duquel une personne se déshabille lentement, de manière suggestive, sur une musique de danse ; un numéro de ce spectacle ; un établissement spécialisé dans ce genre de spectacle ;

  • le fait pour une personne connue de dévoiler sa vie privée ou d'étaler ses convictions, ses sentiments, ses états d'âme ;

  • le fait pour une collectivité, un parti politique de montrer son fonctionnement intime, de révéler ou de laisser révéler ses difficultés, ses problèmes internes.


une stripteaseuse ou strip-teaseuse, un stripteaseur ou strip-teaseur : celle, celui qui fait du striptease.

Le nom un strip-tease est un dérivé régressif de l'anglo-américain strip-teaser (strip-teaseuse).

Le nom (une) stripteaseuse est dérivé de strip-tease (avec le suffixe -euse, -eur) d'après l'anglo-américain strip-teaser attesté depuis 1930, composé de to strip « déshabiller, se déshabiller » et de teaser, au sens, attesté depuis 1895, de « personne qui éveille le désir sexuel sans se donner, allumeuse », dérivé de to tease « taquiner » d'abord au sens de « taquin, celui qui agace » d'où « mâle destiné à exciter une femelle » (voir le français agaceur).


Vous retrouverez certaines définitions sur France Terme.

Pour prolonger cette recherche, vous pouvez utiliser la centaine de fiches de la vitrine linguistique de l'Office québécois de la langue française...