Connaissez-vous le Dicthographe ?

Le Dicthographe est un dictionnaire qui aide à trouver les mots. Ce journal de bord relate sa progression et les prolongements qu'il suscite.

dimanche 19 novembre 2017

Fables et chansons orthographiques

 Si tout un chacun garde un mauvais souvenir des leçons d'orthographe suivies d'exercices piégeurs portant davantage sur les exceptions, c'est aussi parce qu'il se rendait compte que les règles sont basées sur des listes de mots incomplètes ou peu significatives.
 L'enseignement reste élitiste tant qu'il ne remet en cause que les méthodes sans se soucier de la pertinence du contenu.
 Le blog orthographique est un exemple d'une présentation attrayante associée à une réflexion sur les fondamentaux de l'orthographe.
 C'est à découvrir ici : https://www.blog-orthographique.fr.

samedi 18 novembre 2017

Simplifications dicthographiques

 Pour faciliter la gestion du Dicthographe, j'ai supprimé ces sites : Les échos du Dictho, Les archives du Dictho, Index du Dicthographe et le Dicthographe à télécharger.
 Les téléchargements en html et pdf sont maintenant en page d'accueil : https://sites.google.com/site/ledictho/ .

dimanche 5 novembre 2017

Chagriné par une peau de chagrin

  Le nom un chagrin (1) désignant une espèce de cuir grenu, préparé avec la peau de la croupe du mulet, de l'âne ou du cheval et utilisé en reliure et en maroquinerie de luxe est emprunté au turc ṣaġrï « croupe d'un animal, la peau qu'on en prépare », une peau de chagrin étant une peau rêche, d'où chagriner (1), préparer une peau d'âne, de chèvre ou de mulet pour la rendre grenue, la transformer en chagrin.
 L'expression se rétrécir, diminuer comme une peau de chagrin, c'est-à-dire progressivement et jusqu'à disparition complète, vient du livre La Peau de chagrin de Balzac.
 Le verbe chagriner (2) est composé de cha- d'origine obscure et de grigner au sens de « grincer des dents, faire la grimace, être maussade », d'où un chagrin (2) une souffrance morale, un déplaisir dont la cause est un évènement précis, une manifestation de cette souffrance et un état de tristesse profonde, les adjectifs chagrinant et chagriné, et les mots peu utilisés : chagrinement, elle est chagrine, il est chagrin.
 Pour en savoir plus : Le Dicthographe.

samedi 28 octobre 2017

Ras le bol du crowdfunding...

Non, ce n'est pas une énième tribune consacrée aux anglicismes et autres barbarismes pouvant facilement être désignés de façon claire, cela n'intéresse que peu de monde.
Le crowdfunding, le financement participatif, est devenu la seule manière reconnue par l'olympe webéien de collaborer à un projet.
Dans les années 1990, beaucoup ont utilisé l'internet pour partager leur vie quotidienne, leurs recherches, leurs passions, leurs questions, le fond primant sur la forme. Les couleurs criardes et la présentation décousue avaient peu d'importance.
Dans les années 2000, des snipers se sont défoulés en traquant ceux qui cherchaient à s'exprimer, d'abord sur la forme, l'orthographe et la syntaxe, puis sur la qualité des photographies et illustrations. Il est ensuite devenu très difficile d'exprimer une opinion déviant de la "norme".
Les fournisseurs d'accès ont supprimé massivement les sites personnels généralement sous le prétexte de maitrise des contenus, les privant ainsi du référencement patiemment obtenu.
Les réseaux sociaux brassent du vent, les contributions étant aussitôt éclipsées. Les forums qui ont longtemps servi de défouloir ne permettent pas de hiérarchiser les apports et les réactions.
L'usine à gaz de Wikipédia s'est affirmée comme le seul moyen de collaborer efficacement, malheureusement en se pliant aux diktats de l'informatique et en donnant à certains (qui se vantent d'avoir supprimé des milliers de contributions) un rôle d'impitoyables censeurs.
Les sites institutionnels continuent à œuvrer pour la langue française mais en ne souciant pas davantage de la coordination et de l'accessibilité de leurs travaux, chacun devant désigner ce qu'il cherche.
Les dictionnaires de référence n'ont pas modifié leur approche de la langue, s'imposant en détenteurs du savoir, en limitant le nombre de mots et de définitions aux acheteurs potentiels et selon leur corpus de référence.
D'ailleurs qui s'en soucie ? Chacun courbe l'échine devant son gourou et laisse les algorithmes décider de sa conduite. Une photo de chat est vue des millions de fois alors que rares sont ceux qui utilisent un outil atypique tel que le Dicthographe. Encore plus rares sont ceux qui décident de se réapproprier la langue française ou qui cherchent à ne pas subir les "conseils" des moteurs de recherche.
Qu'importe, je continue...
PS : Ni Cent Papiers ni Agora Vox n'ont accepté de publier cet article.