Connaissez-vous le Dicthographe ?

Le Dicthographe est un dictionnaire qui aide à trouver les mots. Ce journal de bord relate sa progression et les prolongements qu'il suscite.

mardi 6 décembre 2016

Les fautes de Courrier international

 Je place Courrier international en tête du classement orthographique 2016 des journaux. On y voit les accents sur les majuscules, ce qui est malheureusement rare. J'ai relevé deux fautes : CONSULTATNT et, dans une publicité, AFFAIRES ETRANGÈRES, ce qui est peu par rapport à la densité des textes.
 Je souhaite que cet hebdomadaire ne laisse pas gâcher l'excellente qualité rédactionnelle par certaines publicités (une Big Définition [?!!!], whiskies au lieu de wkiskys, et blind test pour test en aveugle).

lundi 5 décembre 2016

Le blog langue française : Le Figaro

5 décembre 2016 :  Le blog du Figaro "Langue française" comporte quatre rubriques : L'actu  des mots, Expressions, Francophonie et Testez vos connaissances. La qualité est au rendez-vous et les sujets variés bien que parfois rédhibitoires (on ne dit pas, expressions à bannir,...). La publicité pour des ouvrages rentabilisant la langue française devrait être reportée dans une cinquième rubrique. Reste le défaut inhérent à ce type de blog : l'absence d'un index. Si l'on ne veut pas naviguer au petit bonheur la chance, rien ne vaut le Dicthographe.

 14 mars 2017 : Alors que la publicité commence à parasiter ce blog du Figaro, les erreurs orthographiques ou syntaxiques s'y multiplient. Je le déconseille donc maintenant.

vendredi 2 septembre 2016

La langue française de blog en blogue (2)

 Danielle Sallenave de l’Académie française commence l'histoire de la longue querelle de l'orthographe, du Moyen Âge à la première édition du Dictionnaire de l’Académie, mettant en exergue le débat sur la manière d’écrire les mots, en tenant compte de leur origine ou en tentant de les transcrire phonétiquement. Elle nous explique que Furetière avait une démarche proche de ceux qui l'ont honni.
http://www.academie-francaise.fr/lorthographe-histoire-dune-longue-querelle-0

 Bruno Dewaele regrette que certains croient impressionner avec des pluriels alambiqués plutôt qu'avec le respect des règles basiques. Il s'étonne de l'usage peu compréhensible et pourtant non controversé des expressions ôter de l'idée et un ban d'infamie, ainsi que de la confusion à maxima et à minima (qu'il écrit à la sauce latine) avec au maximum et au minimum, et regrette des fautes grossières dans un avis de disparition.
http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/

 Jacques Lafontaine continue ses explications concises à propos de pléonasmes, d'accords en genre et en nombre et de formes fautives. Il aide également à utiliser le vocabulaire adéquat.
http://www.journaldemontreal.com/blogues/jacques-lafontaine

 Benoît Melançon s'inquiète du retour du juré d’estrade. Il démontre l’importance de l’école dans la permanence de l’épistolaire, poursuit ses accouplements et ses présentations vivantes d'ouvrages littéraires.
http://oreilletendue.com/

 Gilles Colin se demande si vous savez caster et combien de temps il faudra pour que tous écrivent abattis comme abattant et abattoir.
http://memodemots.blogspot.fr/

mercredi 31 août 2016

Savez-vous caster ?

 En 2006, la Commission générale de terminologie et de néologie (France Terme) a expliqué qu'à partir d'un nom de marque (iPod) créé pour désigner un nouveau type de baladeur, s'est développée une série lexicale (to podcast, podcasting…) dont l'utilisation en français est source de confusion. Quelles qu'en soient la marque ou les fonctions, cet appareil est aisément et clairement désigné par le terme baladeur numérique.
 Rendant compte des possibilités d'utilisation de plus en plus étendues qu'offrent les baladeurs numériques, le néologisme anglo-américain podcast désigne non seulement des émissions et des programmes audio, mais aussi des fichiers et des produits informatiques incluant images et films, susceptibles d'être diffusés (to podcast) au moyen de cette technologie multimédia (podcasting), qui permet une écoute en différé.
 Parallèlement, le verbe franglais podcaster s'est répandu dans l'usage, employé abusivement, notamment par les chaînes de radio, avec le sens de télécharger. Cette dérive crée un amalgame entre deux notions pourtant bien distinctes, la diffusion et le téléchargement.
 La Commission générale rappelait qu'elle a recommandé comme équivalent français à podcasting le terme diffusion pour baladeur, le mot employé au Québec étant baladodiffusion. Seuls les mots diffuser, diffusion… correspondent à la notion exprimée en anglais par podcast et par ses dérivés to podcast, podcasting…
 En revanche, dès qu'il s'agit de l'opération de transfert de fichier ou de programme sur un support numérique (download ou upload, en anglais), en particulier un baladeur, la Commission générale recommandait de s'en tenir aux termes en usage : télécharger, téléchargement, téléchargeable… seuls corrects et suffisamment explicites.

 Qu'en est-il dix ans après ?

 Le site de Radio France invite à cliquer sur "Tous les podcasts" avec "l'application Radio France Podcast". On y lit "Vous pouvez via l'application vous abonnez aux podcasts." [sic] Mais s'agit-il de télécharger ou simplement d'écouter en direct ?

 Le menu de Google propose de caster. Après recherche, il s'agirait de diffuser à partir de l'ordinateur sur un autre support, une télé par exemple, avec un équipement adéquat.

 Ce sera sans moi. Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, me disait-on il y a fort longtemps.

dimanche 28 août 2016

Abatis ou abattis ?

 Si chacun se souvient de la menace "Numérote tes abattis !", il peut y avoir une hésitation entre les graphies abattis et abatis ou abattée et abatée, en raison de la préférence élitiste pour les complications. L'évidence est pourtant de les écrire comme abattre. Pour les autres mots dérivés, la question ne se pose plus. Qui écrit encore un abatant ou un abatoir ? Si la graphie d'un abattoir date d'il y a deux cents ans, celle d'un abattant ne s'est imposée qu'en 1932.
 La famille du verbe abattre est dans le Dicthographe : Dictho ABA.

mercredi 17 août 2016

La langue française de blog en blogue

 Poursuivant son relevé de cocasseries médiatiques, Bruno Dewaele revient sur les accords avec la moitié, le tiers, le quart. Il estime qu'évoquer des problèmes mentaux ne peut être mis en relation qu'avec la psychiatrie. Il s'étonne de lésions médicales pour une IRM et rappelle qu'il ne faut pas confondre les enfants de l'amour et les léopards de l'Amour.
http://alafortunedumot.blogs.lavoixdunord.fr/

 Jacques Lafontaine explique que le nom banlieue peut être écrit au pluriel et que ce pluriel est obligatoire pour entre autres. Il recommande d'écrire réussir grâce à et non pas réussir à cause de (je pense qu'un perdant choisirait cependant la seconde formulation). Il précise que le verbe tomber (tomber enceinte ne pouvant pas être remplacé par devenir enceinte) n'admet plus que l'auxiliaire être (ce qui est cependant loin d'être généralisé à l'oral tant au Québec qu'en France) et donne un exemple de l'utilisation des deux auxiliaires pour les verbes qui l'admettent. Il montre le curieux cheminement du mot saynète.
http://www.journaldemontreal.com/blogues/jacques-lafontaine

 Benoît Melançon met en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés, soigne des phrases malades et déniche des zeugmes. Il démontre que la littérature peut faciliter l'usage d'un moteur de recherche et explique l'influence des singes de l'Olympe. Entre des rubriques d'autopromotion (justifiée) s'insèrent des présentations personnalisées d'ouvrages.
http://oreilletendue.com/

 Les correcteurs du Monde passent d'une faute visible dans de nombreux magasins à un rappel de la frilosité de l'Académie française pour la féminisation (et son inverse) des noms de métiers puis refusent de décerner le grade d'écrivain à un auteur de romans de gare. Ils soulignent aussi les dérives de la communication : le coup d'État en Turquie (pourquoi ne mettent-ils pas d'accent sur les majuscules et ne corrigent-ils pas leurs fautes ?), un homme politique qui s'est dit sevré des polémiques et l'interprétation du nom d'un mouvement politique. Ils manifestent leur tolérance quant à l'usage de l'indicatif ou du subjonctif et critiquent l'hypocrisie de la minute de silence. (blog retiré en raison de l'obligation de subir une publicité)

Michel Francard, parti à la découverte de la francophonie, nous met en garde contre l'apollo en Afrique de l'Ouest, de ne pas se faire fanafouder à Madagascar et de ne pas oublier le ziboulateur en Afrique francophone. Il nous invite à drivailler dans les Antilles françaises. Il nous apprend qu'un magazine camerounais affirme que personne ne résiste au makalapati et qu'un bagayou est indispensable pour cacher son bagayou.
http://www.lesoir.be/109699/debats/chroniques/vous-avez-ces-mots

lundi 8 août 2016

Anglomanie

 L'usage de mots anglais avec la graphie "ash" participe généralement de la fainéantise, du jeunisme, du snobisme et de la désinformation.
 Sur le site France Terme on trouve une cinquantaine d'équivalences : http://www.culture.fr/franceterme/result?francetermeSearchTerme=ash
 Mais nous ne sommes pas au bout de ces barbarismes à en juger par cette liste de mots anglais (http://words.dbbeat.com/recherche/mots-anglais-finissant-par-ash/) : ash ; bash, mash, hash, lash, dash, cash, gash, rash, sash, wash ; trash, swash, leash, stash, gnash, plash, smash, slash, quash, flash, clash ; plash, squash, thrash, rewash, rehash, potash ; prewash, goulash, unleash, eyewash, hogwash, eyelash, carwash ; backwash, mishmash, slapdash, whiplash, calabash, backlash ; brainwash, succotash, mouthwash, whitewash ; photoflash, balderdash.
 Je remarque que le mot crash n'y figure pas alors qu'on nous affirme que c'est maintenant un équivalent de krach, ce qui permet de ne pas préciser s'il s'agit d'un accident boursier, d'un effondrement des cours ou d'un véritable krach (qui vient du verbe craquer).

vendredi 22 juillet 2016

Debouts

  Mon commentaire n'ayant pas été publié sur le site de la Provence malgré des manœuvres complexes de confirmation de lien qui mènent à un machin tout en anglais, je contredis ici la meute de ceux qui critiquent vertement le titre "DEBOUTS" utilisé par ce journal en une circonstance tragique.
 L'adverbe debout est couramment utilisé comme adjectif et rien ne s'oppose à l'accord dans ce cas : (Nous sommes) debouts. Bien sûr, l'adverbe reste invariable. Voir : http://www.cnrtl.fr/definition/debout

dimanche 19 juin 2016

Les fautes de Paris Match



Les guillemets sont souvent employés pour des expressions et mots en langue étrangère et c'est bien ainsi. Mon inculture m'empêche de comprendre ces mots qui ne sont pas signalés ainsi : workshops, mix (si ce n'est un mélange, est-ce le résultat du passage au mixeur ?), live (y a-t-il des spectacles morts ?), cartoonesque, un streaming live, coach (qu'est devenu l'entraineur ?), zadiste, lobby (d'un palace).

J'ai déjà exprimé mon amertume de voir les magazines français refuser d'accentuer les lettres majuscules dans le corps des articles. J'ai à nouveau constaté que cette manie s'est transformée en un refus d'accentuer la première lettre d'un titre : "A EN CROIRE LA BANDE SONORE D'UNE RÉUNION", "A ORLANDO".

Performatif étant réservé à la linguistique, performant me semble suffisant. Par ailleurs, je trouve jet-setteurs ridicule.

Alors que la féminisation des noms de métiers et de fonctions semble enfin appliquée, pourquoi nous parler d'un androïde s'il n'y a pas de gynoïde ?

Une publicité invite à emménager rapidement "pour profitez de l'été". Une autre vante une automobile "tout équipée", ce qui est la tournure correcte mais me semble-t-il moins habituelle. Une troisième indique "setrouve". Pour bien marquer une opposition, on lit dans la quatrième "fraicheur" puis "fraîcheur", ce que la réforme de 1990 autorise.

Il est étonnant de lire "étonnament". J'ai hésité pour "Salucidité". Je n'ai pas compris le pluriel de "marche arrière toutes". Un problème d'accord (grammatical) pour "succède le silence et la paranoïa du dedans". Un bulletin d'abonnement indique Mr, l'autre M.

Pour finir, je me dois de vous communiquer l'information de cet hebdomadaire historique, légèrement égocentrique : l'académicien de service mange à tous les râteliers.

samedi 11 juin 2016

Le Dictho W X Y Z est terminé.

Les lettres W, X, Y et Z du Dicthographe sont terminées.
Comme précédemment, vous pouvez utiliser le Dicthographe à cette adresse :https://sites.google.com/site/ledictho/ ,
Le Dicthographe est complété par des familles de mots :https://sites.google.com/site/vocabulairealecole/familles-de-mots
et des séries d'homonymes : https://sites.google.com/site/leshomonymes/ .
Pour participer, utilisez votre compte Google et cliquez sur "se connecter" au bas d'une page du Dicthographe..

mercredi 1 juin 2016

Le Dictho V est terminé.

 La lettre V du Dicthographe est terminée.
 Comme précédemment, vous pouvez utiliser le Dicthographe à cette adresse : https://sites.google.com/site/ledictho/
 Le Dicthographe est complété par des familles de mots : https://sites.google.com/site/vocabulairealecole/familles-de-mots
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samedi 16 avril 2016

Mieux vaut zapper.

 L'article L. 3511-7-1 du code de la santé publique stipule qu'il est interdit de vapoter dans les établissements scolaires et les établissements destinés à l'accueil, à la formation et à l'hébergement des mineurs, les moyens de transport collectif fermés et les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif. Avec l'inévitable utilisation d'un présent à valeur de futur ou d'incertitude : « Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions d'application du présent article. »
 Autant interdire aux hommes politiques de baragouiner...
 On voit ici l'utilisation hasardeuse d'un mot récent et mal défini. Cette publicité montre que certains l'ont compris : "À vos marques. Prêts. Vapez. Des plaisirs prêts à vaper." La connotation moins familière ou surtout moins péjorative de vaper par rapport à vapoter (et pourquoi pas vapouiller, vapisser, vaputer, vapocher, vapailler...) montre que l'argumentation "c'est moins pire que le tabac" cède le pas à une incitation directe pour les non-fumeurs.
 Les dérivés vont entrainer une inflation de calembours : à toute vapeur, à voile et à vapeur, vapeur et sans reproche. Il faudra distinguer la vape et une vape, une situation louche, suspecte, et utiliser le féminin vapeuse.
 On peut donc reprocher à l'innombrable cohorte de législateurs de s'être conformée à un usage trop récent en ne précisant pas "l'utilisation de la cigarette électronique ou d'un dispositif similaire".
 Cependant pourquoi avoir encore cloné des textes législatifs ? Après les errements consécutifs à cette innovation, pourquoi distinguer fumer et utiliser une cigarette électronique ? Il suffirait d'ajouter dans les textes existants après fumer : du tabac ou d'autres substances.

mercredi 6 avril 2016

Le Dictho U est terminé.

 La lettre U du Dicthographe est terminée.
 Comme précédemment, vous pouvez utiliser le Dicthographe à cette adresse : https://sites.google.com/site/ledictho/ .
 Le Dicthographe est complété par des familles de mots (85 à ce jour) : https://sites.google.com/site/vocabulairealecole/familles-de-mots
et des séries d'homonymes (79 pour l'instant) : https://sites.google.com/site/leshomonymes/ .
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Doit-on écrire urèthre ou urètre ?

 Le dictionnaire de l'Académie de médecine n'indique que la graphie urèthre, uréthr- (empruntée au bas latin urethra), ce qui évite les confusions graphiques avec uretère, urétér- (j'y ai cependant trouvé un "transurétrale" et un "urètre"), alors que les dictionnaires usuels n'indiquent que urètre, urétr-.
 Le dictionnaire des sciences animales indique parfois les deux graphies. 
 Le CNRTL renvoie à la graphie sans h. 
 Pour ne rien simplifier, le trait d'union apparait parfois pour uréthro- ou urétro-...
 En savoir beaucoup plus : le Dicthographe.

lundi 28 mars 2016

Le Dictho T est terminé.

 La lettre T du Dicthographe est terminée.
 Comme précédemment, vous pouvez utiliser le Dicthographe à cette adresse :https://sites.google.com/site/ledictho/ .
 Le Dicthographe est complété par des familles de mots (85 à ce jour) :https://sites.google.com/site/vocabulairealecole/familles-de-mots
et des séries d'homonymes (79 pour l'instant) :https://sites.google.com/site/leshomonymes/ .
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dimanche 20 mars 2016

L'antiféminisme des féminins mélioratifs


Un féminin mélioratif résulte de l'ajout de la lettre e au masculin d'un métier ou d'une fonction, pour établir une "valorisation" par rapport au féminin usuel.

 L'ajout de la lettre e aux noms terminés par -eur a permis une évolution considérable dans la prise en compte des réalités professionnelles. (1) Mais cette féminisation a vite été utilisée à mauvais escient. Que l'on dise sculpteure, sculpteuse ou sculptrice ne modifie pas la perception de cette activité artistique. Mais quand une Québécoise a exigée d'être nommée directeure pour ne pas être confondue avec la valetaille des directrices, ce fut une boite de Pandore pour toutes celles qui rêvaient de prouver leur supériorité et ceux qui étaient heureux de leur accorder ces colifichets. Et les gouvernements créèrent des directeures, des inspecteures, des recteures, des contrôleures, en veux-tu en voilà. Pour ne pas oublier les médias, ces fidèles organisateurs de cirques médiatiques et de débats tronqués, les reportrices devinrent reporteures. (2)
 Dans les entreprises où le féminin ingénieure était naturel, les chercheuses se proclamèrent chercheures.

 Le mot professeuse a été récrié sous le prétexte d'une connotation sadique ou érotique. En quoi le masculin diffère-t-il de ces fantasmes ? Les noms de métiers, particulièrement au féminin, ont pour la plupart une connotation triviale, familière et/ou péjorative. Est-ce un motif pour les retoquer ? On revient ici à l'utopie du changement lexical pour transformer une réalité.
 Voici ce que nous lisons actuellement, reflet de ces errements :
« ELLE » ACTIVE MOBILISE EXPERT(E)S, DIRIGEANT(E)S DE PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES, CHERCHEUR(E)S ET TÉMOINS HOMMES ET FEMMES, POUR VOUS PERMETTRE DE MIEUX COMPRENDRE CE QUI NOUS ATTEND PROFESSIONNELLEMENT DANS LES DIX ANS QUI VIENNENT.
 Et ce qui serait nettement plus compréhensible et représentatif :
« ELLE ACTIVE » MOBILISE EXPERTES ET EXPERTS, DIRIGEANTES ET DIRIGEANTS DE PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES, CHERCHEUSES ET CHERCHEURS, TÉMOINS FEMMES ET HOMMES, POUR VOUS PERMETTRE DE MIEUX COMPRENDRE CE QUI NOUS ATTEND PROFESSIONNELLEMENT DANS LES DIX ANS.
 Les déclarations pontifiantes sur la féminisation des noms de métiers ne peuvent occulter le fait que ce n'est ni aux éminents spécialistes ni aux dictionnaires d'en décider mais à la société. Pour le féminin des noms en particulier, le pragmatisme de l'Office québécois de la langue française donne à l'Académie française une apparence figée et sclérosante. (3)

 Pour ceux qui recherchent une liste cohérente de noms féminins de métiers sans terme superfétatoire, je recommande la page de l'Office québécois de la langue française recensant les noms de métiers (4) et le Dicthographe (5) qui présente maintenant systématiquement le féminin avant le masculin.

(1) https://sites.google.com/site/reglesdorthographe/regles-pour-le-feminin
(2) http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/PDF/avis_goq_feminisation_2015.pdf
(3) http://www.academie-francaise.fr/la-successeur
(4) http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?Th=1&Th_id=359&niveau=
(5) https://sites.google.com/site/ledictho/


jeudi 3 mars 2016

Un imbécile tranquille

 Le mot tranquille est emprunté au latin tranquillus « calme, paisible, serein ». Les mots de cette série conservent les deux l.
 On remarque que la lettre l n'est plus doublée dans le dictionnaire de l'Académie française de 1798 pour le mot imbécile provenant pourtant du latin imbecillus, alors qu'elle recommandait pour le mot imbécillité : "On fait sentir les deux L.". Il faudra attendre les rectifications orthographiques de 1990 pour qu'elle recommande d'écrire imbécilité.
 Pour le 18ème siècle, Gallica indique 750 ouvrages comportant "imbécillité" et 150 pour "imbécilité", 1100 pour "imbécille" et 720 pour "imbécile".
 Le 3 mars 2016, Google donne 152 000 résultats pour "imbécillité" et 312 000 pour "imbécilité", 26500 résultats pour "imbécille" et 679 000 pour "imbécile".
 En savoir plus : Mots et sons, études grapho-phonétiques.

mercredi 24 février 2016

De Brigueuil à Longueuil

 Dans Mots et sons, études grapho-phonétiques, je commentais :

Brigueuil est un village français, situé dans le département de la Charente et la région du Poitou-Charentes. C'est peut-être le seul mot dont l'orthographe correspond à la prononciation (gu/euil) à la différence de Bourgueil et un bourgueil, un orgueil, orgueilleux, orgueilleusement, s'enorgueillir, un accueil, accueillir, il est accueillant, un bouscueil, cueillir, un écueil, recueillir, une cueillette, un recueil, un cercueil, un écueil. En effet dans ces mots, le deuxième u a disparu.
Mathieu Bouchard vient de répondre :

Pour les mots en -ueuil, à part Brigueuil, il existe Longueuil au Québec (contrairement à Longueil en France). C'est une commune de 230000 habitants dans la région de Montérégie et en face de l'île de Montréal.

 Cette intéressante remarque m'a donné l'idée de consulter le site de la Commission de toponymie du Québec :

 Le 1er janvier 2002, une nouvelle ville de Longueuil était créée, issue du regroupement des villes de Boucherville, de Brossard, de Greenfield Park, de LeMoyne, de Longueuil, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Hubert et de Saint-Lambert. Toutefois, le 1er janvier 2006, les villes de Boucherville, de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert étaient reconstituées.

 La dénomination, retenue dès le milieu du XIXe siècle, rappelle la seigneurie à laquelle le territoire appartenait à l'origine, concédée comme arrière-fief en 1657 à Charles Le Moyne (Dieppe, France, 1626 ‑ Montréal, 1685) qui recevra
du roi ses lettres de noblesse comme seigneur de Longueuil en 1668, à la demande de Jean Talon. Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil et seigneur de Châteauguay, de Sainte-Hélène et de Longueuil, était le père d'une famille nombreuse dont les membres se sont illustrés dans toute la Nouvelle-France, de la baie d'Hudson au golfe du Mexique. Charles Le Moyne de Longueuil (1656-1729), gouverneur de Trois-Rivières en 1720 et de Montréal en 1724, se signala contre les Iroquois et les Anglais en 1687 et 1690.
 Il existe une rue de Longueuil à Cantley, Outaouais, et l'ile Longueuil en Montérégie, mais aucune explication n'est donnée à ces dénominations.

 Comme toujours, la logique est conservée au Québec où l'on écrit le territoire longueuillois alors que les habitants de Brigueuil en France sont les Brigueillois...

samedi 6 février 2016

Ne pas confondre dictographe et Dicthographe

 Le dictographe, un nom de marque déposée en 1907, est un enregistreur pour écoutes téléphonique avec un microphone perfectionné, un téléphone minuscule et extrêmement sensible qui peut donc être dissimulé, décrit aussi comme "un appareil à dicter qui permet de prévoir la suppression de la sténographie car il amplifie la voix d'une façon extraordinaire". Pour en savoir plus : http://gallica.bnf.fr/

 Dans le Dicthographe (ou Dictho), les mots, regroupés par homonymie, paronymie et familles étymologiques, sont expliqués brièvement mais précisément. Vous y découvrirez aussi les formes verbales homophones, les mots de la francophonie, les variations de prononciation, les rectifications orthographiques de 1990 et les ajouts de la Commission générale de terminologie et de néologie. https://sites.google.com/site/ledictho/

 Pour ne pas se tromper : Dicthographe comme orthographe, la vraie, celle qui évolue.

jeudi 4 février 2016

Je suis favorable à la réforme de l'orthographe

 Les réformes de l'orthographe donnent une cohérence aux évolutions de la langue française. Malgré l'élitisme des médias, plus de la moitié des recommandations de 1990 sont appliquées.
 Ces rectifications sont prises en compte dans le Dicthographe : https://sites.google.com/site/ledictho/

mardi 19 janvier 2016

Bienvenue au Dicthographe !



 Le Dictho qui comme chacun sait est le dictionnaire qui aide à trouver les mots présentait une difficulté fondamentale : la compréhension de ce mot-valise (DICTionnaire des HOmonymes), ce qui amène certains à écrire Dichto... (Peut-être sont-ils influencés par mon nom ?)
 Pour  balayer cette hésitation, le Dictho devient le Dicthographe comme orthographe, la vraie, celle qui évolue.  Chacun restant évidemment libre d'utiliser ce qui constitue maintenant une apocope.
 Petit inconvénient : celles et ceux qui participent au Dicthographe sont également désignées ou désignés par ce terme.

vendredi 8 janvier 2016

Le Dictho S est terminé.

Comme précédemment, vous pouvez utiliser le Dictho à cette adresse : https://sites.google.com/site/ledictho/ .
Mais le Dictho est maintenant complété par des familles de mots (53 à ce jour) :https://sites.google.com/site/vocabulairealecole/familles-de-mots
et des séries d'homonymes (48 pour l'instant) :https://sites.google.com/site/leshomonymes/ .